Le projet a été initié par la présidente actuelle dans les années 1995 où, inspectrice d ‘académie, elle a visité de nombreux établissements spécialisés dans le handicap, constatant qu’aucune prise en compte n’était prévue pour le vieillissement des personnes handicapées dont la longévité s’accroît avec les progrès de la recherche.

Devenue députée en 1997, ce thème a fait l’objet de travaux et d’interventions à l’Assemblée Nationale ainsi que de partenariats avec les promoteurs des «soins palliatifs» de «l’aide aux aidants» et de la proximologie avec les laboratoires Novartis Pharma, avec l’Unité de Soins palliatifs du Professeur Burucoa au CHU de Bordeaux, l’AFSP à Paris, des séances de travail avec le Ministère de la santé, M. Bernard Kouchner et de nombreux médecins chefs, experts en gérontologie, en rééducation et handicaps. Elle a participé à la remise à jour de la loi sur le handicap de 1975.

Revenue à la vie civile et face aux constats cités précédemment, elle s’est totalement impliquée dans le montage et le financement du projet d’Handivillage33.

C’est ainsi qu’à la suite de nombreuses études et analyses statistiques, entreprises dès 1995 et à l’Assemblée Nationale sur le devenir des personnes handicapées vieillissantes et de la détresse de leurs familles, Odette Trupin, alors Députée, a jeté les bases de l’avant projet d’un foyer d’accueil médicalisé permettant d’accueillir dans des conditions exceptionnelles des femmes et des hommes blessés par les aléas de la naissance ou de la vie.

En leur offrant un hébergement de qualité, des soins appropriés, accompagnés d’animations destinées à tenir en éveil ou à dynamiser leurs facultés motrices, sensorielles et intellectuelles le site d’Handivillage33, en mixant les types de handicaps, constitue une expérience de cohabitation pratiquement unique en son genre.

Soutenue par Simone Noailles, ancienne adjointe du Président Chaban Delmas, et associée à plusieurs partenaires du secteur médico-social qui lui ont confié la présidence de l’Association gestionnaire, elle a présenté son projet à la Commission Régionale d’Organisation Sanitaire Sociale et Médico-Sociale (CROSMS) en 2004 et elle a obtenu le soutien financier du Conseil Général et de la Direction Départementale de l’Action Sanitaire et Sociale. Ce projet s’inscrit dans une perspective humaniste d’entraide et de solidarité des résidents pour une mixité de vie.

Handivillage33 est une réponse humaine et originale à un besoin en constante évolution.

Composition de l’Association Handivillage33 au démarrage du projet :

  • l’Association Espoir 33, domiciliée à Cenon (33150) affiliée à l’Union des familles de malades psychiques (UNAFAM). Présidente Simone Noailles, Directeur M. Labardin
  • l’Association Girondine des Infirmes Moteurs Cérébraux (AGIMC) domiciliée à Tresses (33370). Président Mr Goyet, Directeur M.Provenzano
  • L’Association de familles des traumatisés crâniens de Gironde (AFTC), domiciliée à Bordeaux (33000). Présidente Mme Boisguérin, médecin chef : Mme Didier
  • La Mairie de Camblanes-et-Meynac, siège social de l’Association Handivillage33. Maire Mr Guy Trupin
  • L’Association emploi domicile service, autorisée par la Conseil Général de la Gironde à accompagner la dépendance. Présidente Mme Trupin

Elle est présidée par Madame TRUPIN, fondatrice du concept élue le 1er avril 2003

Après appel à concurrence, l’office HLM Aquitanis a été retenu par le Conseil d’Administration d’Handivillage33. Il lance ensuite lui-même un appel à concurrence pour le choix d’un cabinet d’architectes en septembre 2004 . La Présidente est associée au choix retenu : le cabinet HPL de Mérignac.

Le 27 avril 2005, l’ association Handivillage33 présente son projet rédigé entre temps au Comité régional de l’organisation sociale et médico- sociale , le CROSMS.

Rien n’aurait pu se faire sans l’écoute et l’aide du Conseil général et de son Président Philippe Madrelle qui a fait confiance aussitôt au projet présenté par Odette Trupin et Simone Noailles ; sans le soutien de la délégation départementale de l’action sanitaire et sociale et de son directeur Mr de Chalup.

Mais il faut trouver les crédits dans un délai de 3 ans (arrêté du 27/04/2005) et inscrire le futur établissement dans les préoccupations administratives de la CNSA et surtout une inscription au PRIAC (programme interdépartemental d’accompagnement des handicapés et de la perte d’autonomie) (01/2006). La présidente multiplie les rencontres clés à Paris et en province. Plusieurs ministres : Mmes Boisseau , Monchamp, Vautrin, M. Philippe Bas (Secrétaires d’Etat aux personnes handicapées et âgées), M. Gohet Délégué interministériel, Ms Claude Evin, Michelet, Causse (Présidents et Directeur de la Fédération hospitalière de France)  M. Eric Moulinié, chargé de mission au cabinet du directeur national d’ERDF …de nombreux députés, M. Pény , secrétaire général de la Préfecture de Gironde qui, le 06/12/2006 a officialisé l’accord du PRIAC 2006-2008 et donné le feu vert de M. le Préfet sur le projet de création du Foyer d’accueil médicalisé d’Handivillage33.

Simultanément, la convention de location pour 30 ans était négociée avec Aquitanis et signée le 15/11/2007 entre le directeur d’Aquitanis, M. Mayoux et la Présidente d’Handivillage33.

La construction du foyer s’est préparée par de nombreuses rencontres et réunions de chantier : Handivillage – Aquitanis – HPL (M. Chavanne Architecte) – Mairie et divers partenaires ainsi que d’incessants travaux de commissions internes préparatoires.

La ville de CAMBLANES-ET-MEYNAC est propriétaire d’un terrain d’environ 12 hectares sur le territoire communal. Situé au lieudit « SISSANS » sur le chemin départemental 14, l’environnement immédiat est constitué d’une vaste clairière entourée de bois.

La ville de CAMBLANES-ET-MEYNAC, qui accompagne le projet HANDIVILLAGE 33, a donné son accord de principe pour la vente d’une emprise d’environ 2 hectares au Maître d’ Ouvrage qui réalise le Centre d’ Hébergement.

Ce terrain, à détacher de l’emprise foncière globale, est desservi par une voie d’accès d’environ 300 m. Dans le cadre de cession du terrain, la Ville assure l ’ensemble de la viabilisation du site nécessaire à la réalisation du projet HANDIVILLAGE 33.

Pour appréhender la perception de l’espace dont jouissent les résidents, il convient de prendre en compte la totalité de la propriété communale et non seulement la seule emprise du projet. En effet, ce vaste terrain ne doit pas écraser le résident et l’amener à se cantonner à son environ immédiat, sa chambre.

Il est donc choisi, en concertation avec M. Chavanne, architecte :

  • D’étaler au maximum les constructions pour remplir l’espace
  • De favoriser la réalisation de plusieurs bâtiments indépendants, afin d’éviter un ouvrage trop compact perdu dans un vaste espace.
  • Que l’architecture du cœur de l’opération (hébergement, accueil, restaurant, services médicaux) favorise les décrochements de façade et évite un trop grand linéaire imposant et « hermétique »
  • De favoriser en périphérie et à l’intérieur des bâtiments des espaces verts à taille humaine, afin que les résidents soient « invités » vers l’extérieur et ne se sentent pas perdus dans un vaste espace. La réalisation de jardins « privatifs » clôturés par pôle d’hébergement et des jardins intérieurs aux bâtiments devraient être un des moyens, au même titre que la réalisation de potager, serres,… dans les espaces extérieurs vides.

Afin de favoriser les activités qui sont proposées et le mixage des populations, l’ensemble des déplacements doivent être simples et jalonnés de rencontres. Les rencontres doivent être sociales mais aussi constituées « d’événements » (point de vue, information sur les activités, lieu de détente….)

Suivant ce principe la chambre doit rester un lieu intime et non un refuge. On peut considérer que le déplacement minimum « obligatoire » pour un résident est celui de la chambre à la salle de restauration.

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